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    March 09

    La communicante

    Le cinéma

     

    Une activité qu’elle est bien.

    Mais qu’elle est bien stressante des fois, à cause d’une petite partie du public présent dans la salle.

    On pourrait en écrire des pages, sur les gens qui vont au cinéma. Certaines pages seraient très drôles, d’autres déborderaient d’injures et de « !!! ». Il y en a pour tous les goûts.

    On va se limiter à deux catégories ce soir, ceux qui crient, les communicants, d’une part, et les sursauteurs de l’autre.

    Quoique, les communicants sont aussi des sursauteurs de haut vol en fait.

    « Disons les gens normaux, d’autre part donc.» (Une fois n’est pas coutume, j’ai laissé ici deux intervenants extérieurs ajouter leur grain de sel : Paul et Mike)

     

    Si je n’ai pas dit d’un côté les hommes et de l’autre côté les femmes, c’est parce qu’il y a quand même des femmes qui savent se retenir au cinéma. Sinon ça aurait été relativement pertinent comme classification. Mais le politiquement correct préfère finalement l’utilisation de la distinction communicants/non communicants.

     

     

    Le modèle de la fille qui ne crie pas, non communicante donc, j'aime.

     

    Pour rendre un peu plus clair, et surtout défendable, un tel point de vue, il faut donner un exemple. Et le meilleur que j’ai sous la main concerne donc une communicante remarquable.

     

    Cependant, pour être bien clair avant de commencer, ce que l’on peut dire sur certaines femmes au cinéma reste dans le domaine du drôle et du divertissant. Ce que je pourrais dire sur les communicants masculins, c’est du domaine de l’exaspération… Pas de sombres pensées sur Ni-Mh, d’où la satire uniquement machiste (légèrement).

     

    C’est bon pour la vie d’un blog le machisme, ça ramène plein de commentaires.

     

    Ainsi, récemment, j'ai encore dû souffrir de la présence d'un modèle carrément hyper communicant dans ma salle de cinéma favorite, de fabrication anglaise qui plus est. (Le modèle hyper communicant, pas la salle. UGC c’est français, n’en déplaise à ceux qui veulent toujours avoir le dernier mot et s’esclafferont « uu je sé », croyant par la même occasion faire un jeu de mots absolument mémorable).

     

    Le film: The Host.

    Coréen.

    Suspense, action, frisson.

    (Rapporte 5.23€ euros dans le désordre.)

     

    Une sombre histoire de pollution, qui abouti à l’apparition d’un lézard…euh…enfin c’est pas vraiment ça, un truc à quatre pattes environ, une peau flasque, une queue longue qui sert de balancier, de batte (rigolo) et à prendre des otages (c’est le titre du film après tout), quelques yeux et une haleine de phoque. Le tout en image de synthâte ou en carton pèse.

     

    Réflexion faite, l’haleine provenait peut-être plus du type sis à ma droite.

     

     

    Tout se déroule normalement, avec moult figurants et scènes héroïques (« courage… fuyons. » comme dirait Owli) le tout dans un joyeux concert de hurlements coréens. Ca ne change pas beaucoup de ce que l’on est habitués à voir dans les films américains, sauf que là tous les acteurs sont malades et ont le soleil en pleine gueule.

     

    C’est très fin ça.

     

    Comme de bien entendu arrive le moment de la scène-qui-fait-peur-du-film. Vous voyez celle dont de veux parler, celle qu'on ne peut pas rater : parce qu’elle arrive après 10 minutes sans monstre ni cris y afférents, parce qu’introduite par la bonne musique qui va bien, la bonne obscurité qui cache la maquette grandeur nature du monstre, le petit bruit qui dit bien fort (merveilleux paradoxe) aux spectateurs : "héhooo attention sortez les pinces à linge, tous les stressés hypertendus de la salle vont relâcher la pression par tous les tr…ous!"!!"

    On aurait une speakerine qui apparaîtrait en bas à droite de l'écran avec une grosse flèche en carton indiquant l'endroit précis d'où ça va venir, le monstre pas le relâchement de pression sus cité (quota de vulgarité de ce billet, ou constat d’un cinéma naturellement en odorama), le résultat serait le même. Bref, toute la salle a le trouillomètre à -2000 tellement c'est bidon, téléphoné, raccroché.

     

    Sauf une.

     

    +10 000 ça indique sur son trouillomètre à elle. Zone rouge foncé.

    Mais personne ne l’sait.

     

    "Scène."

     

    Compteur à +10 000 pour toute la salle.

    Wai, c'est ça, à cause DU HURLEMENT SURAIGU POUSSE PAR LA ROSBEEF QUE L’ON FERAIT BIEN TAIRE A COUPS DE BAFFES(euh…pléonasme si je puis me permettr…) MEEEEERDE!!!!!!

     

    « La conne, elle m’a fait trop peur… putaiiiin les pop-corn !! Et remerde, sal» murmure en cœur le reste de l’assistance.

     

    Remarquez on ne peut pas trop lui en vouloir non plus, c'est sans doute le seul bout du film qu'elle a compris sur le coup, vu qu'elle semblait parler français comme une vache espagnole. (VO coréenne sous titrée français, forcément...) Le type qui l’accompagnait tentait de lui expliquer l’action en direct, s’attirant par la même occasion les foudres du reste de la salle. On aimerait posséder des yeux de hyènes dans ces moments là, des trucs tout jaunes qui brillent méchamment dans le noir. Au moins ça la ferait hurler pour une bonne raison l’autre cardiaque là.

     

    Note pour plus tard, investir dans une paire de lentilles fluorescentes et d’une rangée de crocs de hyènes finition émail diamant.

     

    Tout ça pour dire que les communicants, ils sont dangereux pour les autres.

    Enfin les jeunes communicantes. 

    Les vieilles communicantes, elles, sont plutôt du genre efficace. A vous faire la critique du film (à haute voix, faut-il le préciser…) pendant la séance même, elles gagnent un temps fou sur la fin de soirée qu’elles pourront agréablement consacrer à la médisance sur ces jeunes filles si bruyantes et naïves, entre deux After Eight et entourées d’une meute de caniches royaux (très en vogue au Québec ^^).

     

    La dernière fois que j’ai entendu un représentant mâle de la catégorie communicante, c’était pour entendre s’élever quelques mots d’une poésie du béton :

    « Putain, comment elle est trop bonne cette meuf ».

    Suivis du rire gras de l’acolyte dont on ne voyait que le bouton de la casquette dépasser du siège dans lequel il s’était confortablement vomi.

    Vautré pardon.

    Ok, j’avoue l’avoir un peu cherché en commettant la prise d’une place pour Taxi 4. Mais de une, j’avais envie de me libérer un peu l’esprit des soucis du quotidien avec un film au scénario à la complexité digne d’une émission de fitness, de deux j’ai la carte de cinéma illimité en fait. Ca donne le droit d’aller voir quelques bouses sans trop avoir mauvaise conscience.

     

    J’arrête là, je commence à m’énerver. Et sans doute vous aussi par la même occasion puisqu’on a tous vécu des mauvaises expériences de cinéma.

    Sauf les snobs qui ne fréquentent que les Arts et Essais.

     

     

     

    Et les sourds, aussi.

     

     

     

    Plum’s

    March 01

    Je crois que j'ai une touche...

    Flingtuflu.
     
    C'est une façon de saluer coe une autre, n'est-ce as.
    J'aurais très bien u vous taer un "check", ais c'est assez difficile sans la résence de votre ain.
    Et coe vous ouvez le constater, la difficulté de vous saluer sur cet esace est encore accrue ar les doages infligés à on clavier lors du déénageent. De fait, si j'avais déja erdu la touche "ctrl" quelques seaines auaravant, c'est bien les touches " " et " " qui ont elles aussi décidé de botter en... touche.
    Ah ah.
    Du reste en ce qui e concerne ça ne change stricteent rien uisque je continue de taer noraleent.
     on correcteur orthograhique tire un eu la gueule et on billet resseble à un chouette billet de noël avec une guirlande rouge en dessous. Cela dit, rien ne 'eêche d'aller rebrancher on vieux clavier ourri, ais la ersective de vous savoir tous collés le if contre l'écran our déchiffrer cette horreur e réjouit au lus haut oint. Et uis il e seble avoir lu quelque art que notre cerveau était arfaiteent caable de lire des ots incolets et êe aevc dse letters dnas le dsérodre.
    Je suis trop bon.
     
    "Clic"
     
    "BVLAAAAAAFFF !!!" (bruitage de choc violent)
     
    "Clic"
     
    Joie.
    Délectation.
    Suprême jouissance d'exploser ce compagnon de l'écriture, voir ses touches s'envoler et briller (clavier finition aluminium brossé, ceci explique cela.) comme les milliers d'éclats d'un miroir qui se brise, blessé à mort par une assiette conjugale...
     
    Non!
     
    Oui, (Je sais, c'est contradictoire) non à la clavivisection !
     
    Jamais je ne me permettrai telle barbarie. (Frustration, un peu quand même)
    Car c'est effectivement mon compagnon, celui des bons comme des mauvais jours, lui qui me supporte, enfin surtout le bout de mes doigts car je ne me suis réellement endormi dessus qu'une seule fois. Douloureuse expérience. Surtout pour le clavier en fait. Pensez... la bave, tout ça...)
    Le pauvre: les bons jours je le tripote pendant des heures, et les mauvais il lui arrive de voir ses touches frappées avec les cinq doigts en même temps... (Bruce Lee devant un pc, les petits cris à la Bee Gees en moins, ça vous donne une idée d'un billet rédigé avec cette technique.)(Enfin si, ya des cris, mais plus rauques.)
    Mon ami disais-je, mon clavier, qui n'a en vérité pas réellement perdu l'usage des touches "m" et "p" en fait.
     
    ^^
     
    Pour les lecteurs qui n'auraient pas crevé leur bel écran en beuglant leur soif de vengeance relative à la torture du début de ce texte,
    absolument passionnant par ailleurs,
    je m'en vais m'expliquer.
    Déjà, premièrement une, mon clavier est beau. Oui. Ca fait déjà une bonne raison de ne pas le précipiter sous les roues du  premier métro qui passe (comme ça, par hasard) au prétexte absurde de quelques touches disfonctionnelles. J'ai payé pour 104 touches, soit, mais 101 ça reste quand même suffisant pour se faire comprendre. A peu près. Quand on voit ce à quoi est réduite la langue française sur les salons de tchat teenagers hein ?! Bon.
     
    -"l'H nou enQlé on temmerd avc ton franC à la con. fHo!!"
     
    Certes, le "m" et le "p", ça sert beaucoup au scrabble (on trouve toujours ce jeu en grande surface, caché derrière ces pourritures capitalistes de monopoly et de bonne paye) et écrire "même papa maman m'aiment pas" procède plus de l'art abstrait que de la communication en l'absence des touches sus citées.
    Ceci étant dit, et pour en revenir à mon clavier, il a quand même vraiment souffert du voyage. Parce que pour obtenir de lui un "p" ou un "m" c'est devenu la lotterie. Un coup ils marchent, un cou ils archent as. Et quand ils ne sont pas décidés à sortir dès la première sollicitation, il me faut faire preuve de fermeté et ensuite (à l'américaine) de diplomatie.
    Il va sans dire que chez moi la diplomatie avec le clavier et ses touches rebelles passe par la menace d'un verre de coca au dessus des fautives. Et éventuellement une pointe de sadisme avec quelques miettes de tarte à la rhubarbe. (hin hin hin, la rhubarbe çâââ cooooolee)
    Et généralement, elles obteMPèrent de concert.
    Par contre ma touche ctrl ne fonctionne vraiment pas, elle. Connasse.
    Ca, ça me pourrit bien l'e-vie.
    Mais le meilleur, c'est quand même ma touche majuscule droite qui l'a pondu. Celle-là je ne sais pas comment elle s'est démerdée, mais elle a réussi à me sortir une fonctionnalité nouvelle digne de rentrer dans le texte de la loi sur l'Emmerdement Maximum. J'hésite d'ailleurs à en parler parce que j'ai moi-même peine à croire que quelqu'un pourrait éventuellement croire ce qui va suivre.
     
    Cette touche fonctionne.
     
    ^^
     
    Attendez c'est pas fini. Elle fonctionne, soit, sauf dans un cas très précis.
     
    Elle refuse toute combinaison avec la touche... "m" (??!!!)
     
    Comprenez ma pantoititude aiguë. Je ne puis transformer le "m" en majuscule avec la touche pourtant idoine sise à droite de mon clavier. C'est fou ça, avec l'autre ça marche parfaitement bien. Ah oui d'ailleurs j'oubliais de préciser: en ce qui concerne mes touches "ctrl", elles sont toute les deux tombées en rade en même temps, de manière parfaitement synchrone:
     
    -"Tango ici ctrl gauche au phone, on s'arrache."
     
    -"Roger ici ctrl droit au phone, ok"
     
    -"Tango je t'ai déjà dit de ne plus m'appeler Roger bordel."
     
    -"Et tu sais où tu peux te le mettre ce surnom de clebs ?!!"
     
    Bref, je les ai perdues symétriquement.
    Que là avec le shift, non.
     
    -"Zoulou ici shift gauche au phone, qu'est-ce tu fous merde ?"
     
    -"Géronimo ici shift droite au phone,... RTT."
     
    Ca m'en bouche un coin. J'aimerais bien, à ce propos, savoir d'où vient cette expression...
     
    "Hé hé ça t'en bouche un coin hein Roger ?!!!"
    "Ca, c'est à moi d'en juger "bip"* (pour obtenir la version non censurée de cette réplique, veuillez vous adresser en bas de page. On vous y recevra chaleureusement, mais je doute qu'il reste encore des ptits fours.)
     
    Tout ceci pour dire que dans les vrais billets qui consacreront mon vrai retour sur la toile, il ne faudra pas venir en gloussant sous cape comme des loutres pour relever l'absence éventuelle autant que regrétable d'un "p" ou d'un "m".
     
    Mais quand même. J'habite seulement à 8km de mon ancien appartement.
    Mon prochain déménagement m'emmènera sans doute beaucoup plus loin.
    En arrivant, mon clavier écrira peut-être en Tchèque...
     
    Nashledanou!
    (C'est chou le tchèque)
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    * "trou d'cul"
    (note de l'auteur: les touches de mon clavier sont particulièrement grossières entre elles. L'auteur se contente de retranscrire et cela n'engage en rien l'irréprochabilité relative de son langage.)